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jeudi 19 mai 2011

Ce blog a pris du retard, encore et encore. Pas facile de le mettre à jour en même temps qu'étudier, être en stage, travailler, ou simplement ne pas avoir d'ordinateur pour écrire !

Malgré tout ça, être ERASMUS, ça dure plus que l'aventure puisqu'encore aujourd'hui, alors que nous tous avons nos obligations. Mais la mémoire est forte, et si on avait un mois libre et 1000$ (pour être large), je suis certain qu'on se retrouverait quelques uns quelque part en Europe et reparler de tout ça avec la même fièvre qu'à Bilbao.
Au mois de janvier, j'ai revu les français Fanny et Thomas chez Yanine. Ca faisait donc 6 mois qu'on ne s'était plus vu mais les habitudes autour d'un repas et les discussions sont parties comme si cela faisait à peine une semaine qu'on ne s'était pas vus. Incroyable

Après deux mois sans ordinateur personnel, je quitte donc ma prison virtuelle et vous propose le dernier mois de juin à Bilbao avec tout d'abord son aspect...scolaire. (bien entendu, les autres articles seront..euh.. d'un autre acabit !)

Je vous préviens tout de suite, ce fût le point négatif de ce séjour. Non pas que la fac était obsolète, au contraire. Non pas que les cours étaient inintéressants. Non plus, d'autant plus qu'à l'arrivée sur place, tous les cours qu'on avait choisi ont été modifiés à cause de difficultés d'emploi du temps ou simplement pour avoir un emploi du temps nous permettant d'avoir aussi du temps libre. Non rien de tout ça, seulement les examens et la "place" accordée aux ERASMUS dans les classes.

Au début, à vrai dire on est un peu déboussolés dans un environnement étranger, mais on sent qu'on est tous dans la même galère. C'est là qu'on se rencontre, se voit, voyage ensemble etc. Tous dans la même galère, oui c'est la base des étudiants ERASMUS.

Ensuite, dans la classe, on est obligé de se présenter aux professeurs pour leur dire qui on est, si on ne comprend pas certaines parties du cours ou tout autre problème administratif. Ca, c'est normal et il faut dire aussi que les cours à Bilbao sont très différents de ceux dispensés en France : ils sont mieux.
  1. Ils sont construits avec Powerpoint et rendent le tout cohérent, lisible et vivant
  2. Ils sont d'une durée d'une heure en général étalés sur plusieurs jours. Les étudiants sont donc réveillés sur toute l'heure et réactifs. Trois fois une heure, c'est toujours beaucoup moins long à suivre qu'un cours inintéressant de 3 heures
  3. Les professeurs mettent plus en avant les travaux pratiques pour nous imprégner du cours et donnent des exemples qui parlent à tous (comme ce professeur d'Economie d'Entreprise qui prend comme exemple le choix d'Alonso entre Renault, McLaren, Ferrari ou le choix de Javi Martinez de rester à l'Athletic... Le rê-ve !)
  4. Les professeurs sont très ouverts et font largement participer les étudiants, qui n'ont même pas peur de rire avec eux ou de donner leur opinion
  5. Ils ne sont pas obligatoires, c'est une donnée non culpabilisante du coup
Je devais parler des points négatifs ? Oui, c'est vrai. Alors, en fait, ce ne sont pas les cours, qui de plus sont accessibles facilement par internet, ou imprimables sur support powerpoint à la reproduction. Si je fais un lien avec le point 5), vous conviendrez que c'est positif.
Contrairement aux cours, les examens sont le point noir de cette aventure.

Au premier abord, ils paraissent accessibles, simples à réviser ou à répondre sur trois lignes. Seulement, même en s'étant présenté aux professeurs avant l'examen et avoir des numéros d'étudiants identifiables par rapport aux espagnols, ils n'ont fait aucun cadeau.

Que ce soit Yanine, Fanny ou moi, nous avons tous les trois eu des grosses galères car les résultats, malgré des examens qui donnaient une impression positive nous sont revenus comme un boomerang. Si bien que Yanine n'a guère pu valider son année, et moi à la limite (10,05 malgré un premier semestre à 11,9). Ne parlons même pas de Fanny qui a du repasser deux fois le même examen alors qu'elle connaissait très bien son cours pour avoir eu des résultats en dessous de la moyenne (2,5 et 1,5/10).*

C'est à se demander finalement si la proximité de la France avec le Pays Basque ne nous a pas défavorisé...
Et si les rattrapages, qu'on nous assurait ne pas être pour nous (ERASMUS = année validée), ne tombaient pas en même temps que les inscriptions en France en septembre, et sans qu'une université nous donne de convocations, les résultats auraient pu être différents, ce nuage gris ne laisserait pas d'ombre au fabuleux tableau.


* les notes en Espagne sont sur 10, et les ERASMUS voient leurs notes varier entre F (défaillant) et A, conformes aux codes européens.

A l'écoute : Cults - Abducted

samedi 11 septembre 2010

L'indépendantisme basque

"Ce n'est pas la France, ce n'est pas l'Espagne, c'est le Pays Basque !"

L'Actualité me pousse à réagir à l'une des parts d'ombre et de crainte qui entoure et s'immisce dans les rues basques, à savoir le degré d'action et d'existence du terrorisme basque dans le quotidien. Vaste sujet...car à deux facettes.

Un article qui illustre bien l'ambiguïté du Pays Basque

Je ne vais pas rentrer dans les détails étant donné que la chose est complexe mais j'ai le sentiment au cours des cinq mois à Bilbo que ce nationalisme est assez marginal et sectaire. Ca m'a souvent agacé parce que j'aurais voulu comprendre au moins leurs revendications pour me faire une idée mais ils ne communiquent qu'en basque.. Impossible alors de se rapprocher d'eux si l'on est étranger.
Toutefois, j'ai noté que les mouvements étaient peu importants à Bilbao, se concentrant sur mon quartier, celui d'Otxarkoaga dans ses grandeurs, mais Uribarri très exactement. Le précédent article n'est pas un copier/coller de mon quotidien donc mais son ambiance laborieuse, populaire est marquée avec les grands bâtiments en brique construits pour répondre à l'exode rural vers les villes industrielles vers la fin du franquisme. Ces racines populaires lui donnent un accent très prononcé que ce soit dans le soutien à l'Athletic ou dans sa volonté d'imposer le basque. C'est donc en parcourant les rues sinueuses du quartier pour descendre vers le centre ville que les affiches contestataires, affiches d'information, de manifestation sont courantes...mais en basque.


J'ai quand même pu faire un lien entre la réclamation de la libération d'un basque et les affaires qui se sont déroulées à Toulouse où un membre de l'ETA avait tué un policier français (il me semble ?). A ce propos, ça m'a fait ricané de voir ces affiches qui comparent l'Etat espagnol à un état fasciste ou policier, où les libertés seraient réduites en prenant en compte cet exemple. Soit.

Il faut dire que la municipalité de Bilbao s'est donnée une directive de sécurité et la police fait alors énormément de rondes - aux sirènes assourdissantes - dans la ville, pour diminuer les risques de terrorisme et assurer la ville contre tout incident. Ce qui rend très mécontent les sympathisants du Parti Basque. Je ne dirai pas que ça rassure pour donner des idées à Notre Président car certaines sont inutiles et partiales mais de ce fait, l'ombre de l'ETA (1) ne gâchait pas l'hospitalité de Bilbao. Le seuls évènement concernant l'ETA a été une manifestation nocturne en l'honneur de toutes les victimes du terrorisme d'Etat au mois de mars, que j'ai vu aux informations mais qui touchait beaucoup de personnes (photo d'une autre manifestation)

En parlant de manifestations, le lobby basque en a pas mal recours. On a pu voir avec Emma une petite manifestation à Portugalete pour sauver la culture et la langue basque et/ou des panneaux et banderoles pour demander la libération de prisonniers politiques basques en passant sur la plaza Moyua. L'ampleur de leurs actions est malgré tout assez limitée et cela m'a donné l'impression que ces revendications étaient à très large majorité soutenues par des personnes âgées ou un peu moins (mais plus de 35 ans, donc vieilles CQFD). Ce qui ne garantit pas la pérennité de ces idéaux auprès des jeunes générations par rapport à ces idées purement politiques basques. L'engouement et la férocité dans la défense basque me paraissent beaucoup plus développés dans la région de San Sebastian, LE centre basque alors que Bilbao parait "internationalisée" rien qu'avec l'impact du Guggenheim. Toutefois, les plus grosses manifestations en faveur du Pays Basque ou de la libération de détendus etarris se déroulent à Bilbao, mais sont souvent interdites.

Après, c'est peut être mon point de vue biaisé (2) mais Bilbao peut être une plaque tournante de l'extrémisme basque qu'elle n'en parait pas moins sûre. Le souvenir et l'attachement aux couleurs basques (culturellement) peignent un tableau contemplatif, tourné vers le passé et la peur de nouveaux drames mais où ce terrorisme n'a peut être plus d'avenir. Même si des incidents nationalistes mineurs peuvent voir le jour comme lors de la célébration de la victoire espagnole au Mondial. Le problème actuellement est d'ordre purement politique, où le parti basque se met en lumière avant des élections nationales, et pourrait obtenir de bons résultats. Dans tous les cas, comme une amie basque m'a dit, "ce n'est pas les Etats-Unis qui ont inventé le terrorisme !". Et ça, Bilbao le sait trop bien.


Stèle commémorative des victimes du terrorisme
de l'ETA au parc Doña Casilda


(1) un article du Correo (en espagnol) sur l'histoire de l'ETA
(2) PS : si des personnes ont plus d'information à ce sujet, ou souhaitent me corriger, n'hésitez pas à m'en faire part ! C'est plutôt ici un vrai ressenti qu'un retranscrit objectif de la réalité..

A l'écoute : UNKLE - The Answer

vendredi 13 août 2010

Bilbao côté visiteur (partie II)

Le Guggenheim a beau être l'attraction centrale de la ville, elle n'en reste pas moins charmante avec d'autres coins bien sympas à visiter (comme je m'occupe ici du côté touriste, mais pour y vivre la ville est très agréable). Petit tour d'horizon des lieux que nous avons visité durant le passage d'Emma pour bien vous montrer que Bilbao, ce n'est pas une ville moche ou industrielle (bien que ses environs le soient) comme il est souvent dit.

El Puente Colgante (Portugalete)


Je le mets en premier parce que je l'aime bien, pour sa valeur historique et parce qu'il s'agit du premier patrimoine du Pays Basque et industriel d'Espagne inscrit au patrimoine de l'UNESCO. Il s'agit du premier pont en fer industriel du monde, datant de 1893. Il permet(tait) de faire passer les marchandises d'un côté à l'autre de la rive afin de gagner du temps et augmenter le volume sachant que Portugalete et toute la côte ouest est la zone industrielle de Bilbao. Ce pont a donc grandement participé à l'essor de la région au début XXe (1). Par ailleurs, on sent que Bilbao a des racines anglaises (les grands industriels s'y installèrent) puisque nombre de bâtiments et pavillons sont propres au style anglais avec la verrière apparente.
Pour info, on peut l'utiliser soit pour 0.3€ avec la plateforme qui accueille les véhicules également ou pour 5€ par la passerelle située à...45m au dessus de l'eau ! Attention à ceux qui ont le vertige !

El Casco Viejo

Déjà parlé dans plusieurs articles mais jamais vraiment présenté, le Casco Viejo est le vieux centre de Bilbao. Les rues sont étroites, les bâtiments typiques et les monuments historiques sont nombreux. On peut par exemple nommé la Catedral de Santiago, le puente de la Merced, la iglesia et le puente de San Antòn (qui forment l'écusson de la ville) ou les très beaux Teatro Arriaga et la Plaza Nueva.
Au milieu de tout ça, il y a nous, il y a moi mais surtout des boutiques très diverses (une pour enfants qui vend des automates, des moulins à vent, des jeux, des costumes..) et des bars, comme la Calle Somera où on ne trouve que ça (et notre QG, le K2)


Les quais de la Ria

On les voit en photo sur l'article "Il n'y a pas de souvenir...", on peut aller du théâtre Arriaga jusqu'au Guggenheim et même le Palais des Congrès (Euskalduna) (2), inauguré peu après le musée et qui dispose d'une architecture elle-aussi moderne, avec des lampadaires en forme d'arbre. Vraiment une balade à faire puisqu'on passe devant l'Ayuntamiento (la mairie), le Zubizuri, les tours Isozaki, l'hôtel Hesperia aux fenêtres colorées ou le superbe puente de la Salve juxtaposé au Guggenheim et se présentant comme une porte d'entrée dans le centre-ville. Je le nommerai bien le Golden Gate de Bilbao pour sa couleur rouge.



Et enfin, les bars


Le centre de tout. Contrairement en France, les bars en Espagne sont très nombreux, dans chaque rue, pour tous les goûts mais toujours avec des tapas/pintxos et des cañas à prix attractif. En plus du bar en bas de chez nous pour regarder les matches de Liga, c'est toujours un endroit sympa pour discuter, rencontrer des gens ou juste passer du temps dehors. D'autres comme Iruña à Abando est d'un classe, Antzokia (3) un bar/disco/spectacle très varié mais beau dans son style théâtre ou le bar The Dubliners, le pub irlandais en plein sur la plaza Moyua qui nous a réservé une soirée très bonne pour le Beatrix Day (le 30 avril), jour national néerlandais. Dans une soirée où on s'est tous retrouvés, on a rencontré de vrais irlandais très sympathiques, bu, peint nos visages des trois couleurs belges ou hollandaises et on a joué avec une vuvuzela qu'on a malencontreusement oublié de rendre (oups !).. Belle ambiance, et sans se ruiner.
D'ailleurs, dans ce bar, je ne commande pas souvent une bière mais une Bulmers. C'est un cidre irlandais jusqu'à 10% excellent qui change de la bière mais qui fait son effet avec son goût de pomme prononcé.


(1) Le site internet du Pont, avec tout l'historique,très riche : http://www.puente-colgante.com/fr/principal.html
(2) Le site internet du Palais des Congrès
(3) Site internet du Kafe Antzokia

lundi 2 août 2010

Bilbao côté visiteur (partie I)


Durant le séjour d'Emma à Bilbao, nous avons donc fait les coins incontournables ou les plus marquants de la ville. Faut bien que je vende ma ville non ?




Ainsi, outre le stade San Mamés, ce jeudi 29 avril fut marqué par la visite du musée mondialement connu de Bilbao, le musée Guggenheim (1), symbole du nouveau Bilbao. Des oeuvres le complètent comme "Maman", l'araignée de Louise Bourgeois ou Puppy, le chien en fleur, de Jeff Kooks. Je l'avais déjà sommairement visité lors de ma troisième semaine...de nuit car le musée propose chaque mois une session Art After Dark où des sets de house electro sont organisés à l'intérieur même du musée en collaboration avec une boîte de nuit (Fever). Durant cette soirée, le live est accompagné d'un bar qui sert de l'alcool et d'une visite nocturne possible des salles principales du musée. Vraiment original et intéressant de découvrir le musée sous un angle de nuit et ...flou après des kalimutxos !



L'architecture du musée par Franck Gehry est incroyable mais regorge de salles spacieuses assez fonctionnelles finalement. Les céramiques de Richard Serra disposent d'une salle dédiée à elles seules, offertes par Arcelor Mittal et l'artiste à l'inauguration du musée. Des céramiques imposantes et compréhensibles, offrant une lecture personnelle de la relativité du temps et de l'espace aux travers de larges tourbillons ou structures déformées longues.
Dans une autre salle, on peut observer les artistes majeurs de la seconde moitié du XXe siècle avec Warhol, Rauschenberg, ou le fameux bleu (La grande anthropométrie bleue) d'Yves Klein. A côté sont tout de même exposées des sculptures d'artistes basques qui ne sont pas oubliés (*)
Le musée présente beaucoup le mouvement de l'expressionnisme abstrait dont Klein est un chef de file.

Les étages suivants sont composées d'expos temporaires comme Glut de Rauschenberg, où son travail est basé sur la récupération de matériaux abandonnés pour en donner une nouvelle signification. L'idée est bonne, les oeuvres sont tirées par les cheveux et deviennent vite sans intérêt tant elles sont répétitives. On ne se contente que de dire "celle-là est jolie".


A côté, l'exposition la plus impressionnante et réputée est celle d'Anish Kapoor, un plasticien sculpteur anglais d'origine indienne. Son travail est lui basé sur la matière, mais surtout sur la volonté d'une oeuvre créée d'elle-même, sans l'intervention physique de l'homme, autoproductrice, et le rapport de l'homme avec son environnement.
Il joue donc sur les effets d'optique, sur les effets de masse. Très sympa à visiter et presque interactif. Ses trois oeuvres majeures sont une table ronde où un pinceau écarte la peinture, l'oeuvre simplement nommée "Yellow" jouant avec l'effet d'optique. Fabuleuse, celle-là car on se rend compte de la profondeur qu'à côté du "tableau" et le canon à peinture "Tirs au coin" tirant une boite de peinture sur une fente sans l'intervention de l'homme bien sûr. Il y a aussi un rapport sexuel à l'oeuvre, facilement reconnaissable. Enfin, après une salle pleine de pigments ressemblant à un amas de caca (2) travaillés grâce à des machines, une autre salle regroupant différents miroirs et jouant donc avec nous dans les effets et notre vision de l'espace et du temps. J'ai vraiment apprécié le travail de Kapoor, également connu pour ses oeuvres à l'air libre comme Clou Gate à Chicago ou Sky Mirror devant le Rockfeller Center à NYC.
Je vous propose un reportage sur cette exposition pour mieux visualiser ce que je dis (c'est plus compréhensible j'imagine !)

A part ça, une salle est bien sûr prévue à la collection privée de la fondation Guggenheim et les oeuvres de l'industriel américain puis de sa femme, sa fille etc où Chagall, Picasso, Kandinsky, de Koening, Ernst, Breton ou Léger entre autres sont présents. Le douanier Rousseau, à l'honneur depuis mai, est également mis en valeur par sa façon moderne de présenter ses sujets.
Apparemment le Guggenheim de New York est plus fourni (et plus ancien également) mais ça reste un passage obligé à Bilbao et un moyen instructif pour rentrer dans l'art contemporain, et l'appréhender à notre échelle.

(*) à ce propos, le Musée des Beaux Arts de Bilbao (4) regorge d'oeuvres basques du XIVe siècle au XXIe, parcourant donc les mouvements et les représentations à la mode. J'y ai donc découvert plusieurs artistes intéressants comme Zamacois, Arrué Valle, Guiard, Zuloaga, Arteta, Egusquiza et bien d'autres encore qui m'étaient inconnus jusque là. Il est intéressant de noter que l'art basque du XIXe est proche de l'impressionnisme français (Guiard), et présente des oeuvres souvent réalistes, montrant régulièrement le quotidien des basques et un rapport facile avec l'activité industrielle de la région à l'époque (voir Arteta). D'ailleurs, Zamacois est enterré au cimetière du Père Lachaise à Paris. Il n'y a pas de fumée sans feu comme on dit..
Pour ceux qui souhaitent y aller, le musée est gratuit le mercredi pour les étudiants et situé à côté du parc Doña Casilda. Difficile de ne pas en profiter au moins une fois donc.



Au fait, au même moment où j'y suis allé, l'exposition temporaire concernait Alberto Schommer, un photographe basque bien entendu, et extrêmement cool à visiter. Ses photos que ce soit les portraits psychologiques comme avec Dali ci-dessous, paysages, ou créations plastiques sont vraiment amusantes, prenantes, saisissantes (au choix).


(1) Site du musée Guggenheim
(2) J'ai réussi à placer ce mot ! Qu'est ce que je gagne ?
(3) Site du Musée des Beaux-Arts de Bilbao


dimanche 1 août 2010

L'Athletic Club de Bilbao, un club unique (Partie II)


Allons, ne passons pas à côté de cette transition trop simple avec les mondialistes bilbainos pour aborder la deuxième partie consacrée à l'Athletic Bilbao.

Nous avons vu la ferveur autour de ce club, je l'ai vécu mais maintenant est venue l'heure de le découvrir de l'intérieur pourquoi ce club est si unique et spécial. Je profite de la venue tant attendue d'Emma, amie de Paris, et qui aime le foot, pour aller visiter le musée de l'Athletic.

Le stade n'est bien sûr pas le plus neuf mais dès l'entrée, nous pouvons observer les maquettes et montages réalisés pour le nouveau San Mamès, qui devrait être livré en 2013 et quasiment au même emplacement que l'actuel. J'imagine déja l'élan architectural et moderne que cela insufflera à Bilbao. Le stade est intégré à la ville et de plus, visible de loin soit grâce à son arc de cercle (depuis mon appartement) soit grâce à son fanion en toile de fond de la calle Licenciado Poza.


Avant la visite du stade, nous nous attardons un peu sur le musée, beaucoup plus petit que celui d'un Real ou d'un Barça au niveau des trophées mais qui respire l'historique et la tradition du club basque. On a donc droit à une expo temporaire d'un ancien entraineur anglais de l'Athletic, Fred Pentland, grand artisan d'une des grandes périodes du club entre 1921 et 1933 remportant 6 coupes d'Espagne et 2 championnats pour 2 doublés coupe/championnats. Un parallèle avec la création anglaise du club (d'où Athletic) et la récente expérience de Del Horno à Chelsea, premier joueur de l'Athletic à jouer en Angleterre, sont également mentionnés.

Les différentes coupes et trophées de champion sont également exposés - mais pas tous car nombreux et l'Athletic est un grand club (sic) - dans le musée en retraçant le club par période ou périple dans une compétition. On notera par exemple une attention particulière à la Coupe d'Espagne, souvent profitable au club. Des photos des équipes gagnantes sont exposées sur les casiers des vestiaires !

Les joueurs sont bien entendu mis en valeur puisque le club est l'unique à déterminer des critères à recruter que basque, dans un périmètre dit de la cantera (formé au pays basque français à Pampelune). On voit donc dans le musée les différentes licences de Guerrero de ses 11 ans à ses 18 ans pour montrer l'une des gloires récentes du club et du centre de formation (également représenté à travers sa réussite dans leur catégorie).



En visitant le stade, on arrive par le coin VIP, il y a un lion, symbole du club, présenté autour des photos de tous les joueurs de l'Athletic ayant revêtus le maillot de l'Espagne de Rafael Moreno "Pitxitxi" (premier meilleur buteur de Liga qui a donné son nom à ce titre ensuite et qui est en statue dans la tribune présidentielle), Zarra à Zubizarreta, Urzaiz, Guerrero, Etxeberria et aux derniers Javi Martinez et Llorente, maintenant champions du monde (ça me rend tellement fier de dire ça..).

Durant la visite, le guide met souvent en comparaison le Real Madrid, le FC Barcelone et l'Athletic, comme pour montrer l'importance du club au niveau national et espagnol, l'un des plus glorieux et historiques du championnat. Il nous raconte aussi le système des socios, où l'abonné a sa place attitrée (beaucoup de demande refusée du fait de la capacité du San Mamès) et peut être actionnaire du club en payant davantage. Le nouveau stade sera donc toujours autant rempli et nécessaire pour l'image du club et contrairement aux nouveaux autres stades, celui-ci sera toujours au coeur de la ville, l'Athletic Club et Bilbao étant indissociables.

En sortant du stade, on se rend donc compte du passé, de la ferveur, de l'identité et du caractère unique de club, le guide aidant bien à assimiler l'Athletic comme Grand d'Espagne. De plus, de par son caractère proche de la ville et respectueux de son passé, de ses traditions et superstitions (ndmm : le président de l'équipe adverse a le siège n°13), je peux que conclure : l'Athletic Bilbao vend du rêve.

8 titres de champion d'Espagne; 24 Copas del Rey; le dernier titre est une Copa del Rey en 1984, mais l'Athletic a fini 2e du championnat en 98 avec Luis Fernandez en entraineur et Lizarazu en défenseur, et a joué la finale de Copa del Rey en 2009.
Joseba Etxeberria, surnommé El Gallo (le coq), a mis un terme à sa carrière cette saison, durant laquelle il a joué gratuitement en signe de reconnaissance pour le club.(1)



Pour ceux qui n'ont pas lu la première partie, L'Athletic Club de Bilbao, un club unique (Partie I).


En écoute : Arcade Fire - The Suburbs

(1) Sources : http://fr.wikipedia.org/wiki/Athletic_Bilbao et le site officiel du club

jeudi 15 juillet 2010

ESPANA CAMPEONA !

Llorente pendant le Mundial


Je me dois tout d'abord de présenter les excuses aux personnes qui ont lu ce blog. Non, il n'est pas arrêté, beaucoup d'articles doivent suivre mais depuis fin juin, les partiels en espagnol et les voyages ont pris le dessus sur ma connexion internet !

Le temps passe vite d'ailleurs et durant cette absence, la Coupe du Monde s'est déroulée voyant l'Equipe de France se rendre minable aux yeux du monde. Je n'y ai pas échappé entouré d'italiens amoureux du foot (qui ont eux-aussi critiqué vivement la Squadra Azzura), de belges moqueurs et d'allemands toujours fiers de leur équipe. Il y a eu de quoi d'ailleurs.

C'est dans ce contexte que j'ai organisé entre les deux premières vagues de matches de poule un football "solidaire" pour s'amuser et penser au football qu'on peut jouer et non pas critiquer à la télé. L'idée est sympa et le résultat, malgré l'absence de quelques personnes, était agréable. Ça se comprend vu que Juin est synonyme de partiels donc de révisions, de voyages et de départs. Je n'ai d'ailleurs pas échappé à la règle mais j'y reviendrai.

Mais là n'est pas le but de ce billet puisque vous vous en moquez de savoir si les belges jouaient mal, les allemands assez bien et les italiens dribbleurs et tactiques ? Je voulais surtout profiter de ce retour pour féliciter l'équipe d'Espagne, la Roja, la Seleccion (au choix) pour leur premier titre mondial. Je l'ai vécu de loin, encore plus cette finale puisque j'étais de retour en France et je suis triste de ne pas l'avoir vécu dans mon autre pays d'accueil.

L'ambiance était exceptionnellement énorme à Bilbao puisque la plaza Moyua était rouge et jaune de monde pour fêter le titre, malgré l'étiquette Pais Vasco et l'hostilité à ce qui vient du national. Les préjugés ou nationalismes tombent. La Roja unifie !

Vidéo ici, qui me donne juste envie de retourner rapidement à Bilbao...

Néanmoins, impossible n'est pas basque et des faits divers sont également survenus avec quelques blessés, plus ou moins graves, frappés par des nationalistes à cause de l'affichage de vêtements de la Roja ou marqués España à Deusto (Bilbao), Alava et Vitoria. Voici l'article du Correo pour ceux qui comprennent l'espagnol.


Et donc, le plus important, parmi les champions du monde se trouvent les deux stars de l'Athletic Bilbao : Fernando Llorente et Javi Martinez qui ont peu joué mais joué quelques minutes tout de même, le premier ayant fait une rentrée décisive dans le match contre le Portugal en huitièmes de finale. Et ça, j'en suis fier !!

Allez, revenons maintenant là où on s'était arrêtés même si nous allons reparler de l'Athletic très rapidement...


mardi 8 juin 2010

Il n'y a pas de souvenir sans improvisation


Rentré le 9 Avril à 6h du matin à Bilbao pas très bronzé selon la majorité des personnes, j'ai accueilli successivement et rapidement mon père et sa copine puis un couple d'amis pour profiter de Bilbao et de ses charmes en faisant visité les plages de Sopelana puis les bords de la Ria de Bilbao sur lesquels se trouve le Guggenheim, le pont Zubizuri et d'autres petites choses bien agréables à regarder aux uns et Casco Viejo, le Guggenheim et le parc Doña Casilda aux autres. En d'autres termes, en bon guide bilbotar, je montrais les endroits connus et ceux que j'affectionne, fier de montrer la ville dans laquelle j'habite et je vis. Il y a eu cependant une petite surprise à ce programme en partant à un concert avec mes amis. Nous sommes alors le 13 avril. L'affiche me paraissant alléchante, le groupe RIEN (1) que j'aime beaucoup, grenoblois, passait à Bilbao dans une salle appelée L'Mono (2).

Après avoir trouvé le chemin pour y aller puis la rue, vide et pleine de bâtiments industriels désaffectés, nous entendîmes de la musique provenant de la droite, de la batterie surtout autour d'une musique métal. Bon, nous allons voir et il s'est avéré après avoir monté les quatre étages lugubres qu'il s'agissait de salles de répétitions pour groupe de métal. L'affiche de RIEN était dans le bâtiment à la porte bleue juste en face. En effet, il y avait une feuille indiquant le concert sur une porte bleue. Où est donc cette salle ? Ce bar ? Trois étages plus haut après avoir évité de prendre l'ascenseur pour voiture utilisé autrefois pour un garage situé au premier étage. Arrivé à cet étage, un couloir ouvert puis une porte ouverte sur laquelle des sculptures sont exposées puis un bruit grandissant. L'Mono était trouvé !




Et la surprise fût grande en admirant ce petit espace de spectacle (de danse, concert, expositions de sculpture ou de photo, vernissages) qu'on pourra qualifier d'"underground". Un endroit comme on en fait plus, digne du Do It Yourself. Des boissons pas chères et écrites en basque, une décoration futuriste/recyclée, un éclairage qui m'a rappelé la pochette arrière de Velvet Underground & Nico. Après Scum to the Leader en première partie (pas mauvais), RIEN est apparu et a joué ensuite son post rock élégant en présentant également leur nouvel album, 3, en plus des chansons que j'adore de Il n'y a pas de prédiction sans avenir. Tous les ingrédients d'une soirée pas très organisée mais clinquante étaient là, dans un endroit paumé au fin fond d'un quartier pas très fréquentable dit-on de Bilbao. On y a donc discuté avec les artistes, acheté les cd et trouvé le sosie du cowboy de The Big Lebowski. Et c'est le lendemain de cette soirée que mes amis repartaient vers Bayonne, moi satisfait de leur avoir fait découvrir un autre Bilbao, moins touristique mais tout aussi sympathique.

Bilbao est donc imprévisible et remplie d'endroits totaux tout aussi saugrenus. Sa mentalité est artistique, sa musique est punk dans l'esprit, hard rock et métal dans les faits. C'est ainsi que début juillet, il y a un festival avec comme têtes d'affiches Ramstein, Rise Against, Faith No More ou Pearl Jam et qu'AC/DC, le groupe mythique australien, poursuit son immense tournée Black Ice en passant à San Mamés le 28 juin. Bilbao ne meurt jamais.


("No es lo que quieres, es lo que puede", affiche au dessus du public, pourrait être la devise de cet article et de Bilbao)


(1) http://www.myspace.com/rienrienrien, faites vite le groupe a déjà donné sa date de mort, 2014 !
A noter que l'un des membres du groupe a un projet du joli nom de Câlin. Je vous transmets donc le lien !


(2) http://www.l-mono.org/

vendredi 30 avril 2010

L'Athletic Club de Bilbao, un club unique (Partie I)


Le 29 Mars reste le jour le plus excitant de mon séjour puisque c'est le jour où nous sommes entrés dans la Catedral du San Mamés, le stade de l'Athletic Bilbao. Nous avons assisté au match Athletic - Racing Santander, soit deux villes assez proches géographiquement parlant synonyme de petite rivalité dans les gradins.

Plusieurs choses font de ce stade un endroit hors du commun :
- L'affluence : peut être que 27000 personnes mais le stade était plein. Et que dire de l'avant-match où, alors que nous étions un poil en retard pour arriver tranquillement au stade, une marée humaine sur la calle Licienciado Poza était attirée vers le blason du club, peint à même le stade et bouchait la rue, les bars. Il n'y a pas de doute, c'est soir de match.



- La ferveur : Déja, il est facile de savoir s'il y a un match de l'Athletic il suffit de regarder flotter le drapeau de l'Athletic à l'entrée des bars. Ensuite dans les cours d'école et dans les rues, les gens arborant fièrement leur maillot rouge et blanc (pas celui de Monaco, même si ça ne m'aurait pas dérangé !). Dans les bars bien entendu où dans mon quartier il y en a une dizaine de petits d'habitués voués au club avec des maillots accrochés aux murs bref des bars de vieux briscard supporters de l'Athletic Club. Des bars dans les plus grands quartiers qui passent le match sur leurs écrans et une affluence nombreuse figée sur ces derniers... et enfin, le bruit unique dans le stade poussant toujours son club, rendant sourdes les oreilles les plus fragiles et véritable 12e homme sur le terrain. Non, San Mamés, ce n'est pas un stade de dégonflés.


- Une fierté identitaire : l'Athletic n'est pas un club comme les autres. Tous ses joueurs sont basques et/ou dans la limite linguistique du basque. Il est un symbole de l'identité basque et ses supporters sont sûrement les plus amoureux et exigeants. Durant le match, les insultes envers Santander se font bien entendre, le gardien adverse à 5m de nous a eu la pression et les chants ultras sont assez.. anti-espagnols (en tout cas, le mot "español" apparait au milieu d'injures). En tout cas, cela se ressent sur le terrain et les joueurs, à l'image de Llorente ou Javi Martinez, donnent tout, ça se sent. Et ca renforce ce lien privilégié entre l'Athletic Bilbao et ses supporters, et sa ville.


Pour toute analyse plus footballistique et plus à chaud du match, je vous mets un lien vers un de mes posts sur le forum monégasque asm-vizu.net, le meilleur forum français de football et plus ( un peu de pub ne fait pas de mal) : ICI

i Aupa Athletic !


vendredi 26 mars 2010

How I Lived Bilbao




On peut dire que le temps passe vite ici et qu'il faut à un moment donné se donner du temps pour dire au monde entier (enfin la France surtout... enfin la famille et les amis surtout) que l'on existe encore et comment se déroule un séjour ERASMUS et pourquoi pour l'instant l'atmosphère est joyeuse et douce.
Mais c'est qu'on a pris du retard pour créer ce blog ?! Je vais donc passer directement à l'action... Pas tout à fait pour l'instant car le sujet général est planté, mais ni les acteurs (qui), ni les lieux (où) et l'environnement (comment) qui composera en grande partie ce blog :

L'acteur principal :

Prénom : Thomas
Age : 20 ans et 305 jours
Etudie à Reims (Marne, France) mais vit à Epernay depuis de nombreuses années mais originaire d'Avignon dirons-nous.

Intérêts : La musique anglosaxone sobre todo, le cinéma sans en être un érudit, la série How I Met Your Mother depuis peu, Paris, l'AS Monaco, essaie de s'initier à la littérature mais n'arrive pas à lui accorder trop de temps.
Signes particuliers : Célibataire, gémeau, sait bien faire les pâtes -la spécialité étant les pâtes à la carbonara- adepte de la spécialité locale espagnole les Chupa Chups© (au cola de préférence).

Motivé par ERASMUS pour rencontrer de nouvelles personnes mais surtout parler une autre langue au quotidien et découvrir encore et toujours de nouvelles choses et surtout des lieux, des villes qu'il serait difficile de visiter en dehors de cette expérience.

D'autres acteurs importants :

- Yanine, colocataire et amie avant tout, avec qui je partage beaucoup de temps, en couple avec Antoine qui vient de temps en temps nous rendre visite, elle aime les choses mignonnes, le côté bisounours de la vie (le mariage, les enfants), les petites choses mignonnes également, les séries américaines, a soif de rencontres et de communiquer, visiter, s'amuser... et le repassage (impossible de ne pas le souligner même si la transition est assez fatale d'avec ce qui précédait)
-L'autre colocataire Julien mais au rôle mineur (!?) car à l'appart' par intermittence

Les rencontres ERASMUS : Hannes dit Juancho (Italie/Allemagne), Federico, Roberto (Italie), Matthieu (France/Etats-Unis), Jean-François, Edouard (Belgique) et d'autres encore bien entendu.

Le lieu de l'action




Bilbao, Pais Vasco, Espagne.
353340 habitants en 2008 sur une superficie de 41.5km² (8573 hab/km²) (1) et 950000 hab. en comptant la périphérie, la province de Biskaia qui va jusqu'à l'océan et la ville de Getxo.

Réputée pour sa reconversion post-industrielle vers une ville moderne et dominée par les services, les manifestations culturelles, ce changement est symbolisé de manière forte par le musée Guggenheim, oeuvre de Franck Gehry qui m'émerveille tous les jours par ses formes (il me rappelle une rose en fleur !) puisque le bus que je prends tous les matins passe devant. Tout le monde n'a pas cette chance d'ailleurs.

Exposé sur la photographie prise du Guggenheim avec une sculpture d'Anish Kapoor (2), un nouvel élément va donc bientôt voir le jour dans le ciel bilbaìno : la Torre Iberdrola du nom de la compagnie d'électricité espagnole.

Bilbao est également connu pour ses bars et restaurants (blablabla) et son club de futbol : l'Athletic Bilbao, seul club au monde composé uniquement de joueurs locaux basques ou assimilés. Nous y reviendrons plus tard sur un autre article.

Bien sûr, ce ne sera pas le seul article du séjour mais surement l'un des plus longs et des plus ennuyeux (je l'espère). Il manquait la dimension temps pour conclure cet article : nous nous trouvons donc le 4 février 2010 et nous arrivons à Bilbao en provenance de France..

(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Bilbao
A l'écoute : Television, Friction