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lundi 21 février 2011

Feliz Cumpleaños, et autres langues


Nous en arrivons maintenant au 23 mai, enfin le 22 mai. Après un samedi en journée tranquille à profiter de la plage et à préparer les affaires pour le soir, nous sommes alors partis comme il est devenu habituel à Sopelana derecha pour une soirée de despedida (déjà certains repartaient..) mais également pour fêter mon anniversaire qui tombe donc le 23 mai.

Chips et Champagne étaient donc emportés pour l'occasion dans nos sacs de plage pour profiter du feu de camp, du barbecue, du soleil couchant toujours si spécial sur une plage...mais aussi fêter mon anniversaire. Celui qui tombe toujours à une période d'examens où tout le monde pense "oué, ya bientôt les exams donc faut que je commence à réviser, en plus je suis déjà à la bourre" et où les soirées en juin pour préparer les vacances s'enchainent. C'est aussi la période de la finale de la Ligue des Champions et les italiens nous ont donc rejoints vers 23h30 après la victoire 2-0 de l'Inter Milan sur le Bayern Munich. Bref, je n'avais jamais vraiment fêté mon anniversaire avec des amis le soir même.

Mais encore une fois, Erasmus est une chance et recouvert de mon maillot de l'Athletic Bilbao mis pour l'occasion, à minuit pile, le bouchon de Champagne a sauté et les amis présents ce soir-là, quasiment tous, et ceux que je ne connaissais pas encore, m'ont souhaité mon anniversaire.


J'ai eu droit à "bon anniversaire" dans toutes les langues du basque à l'italien, de l'allemand au flamand, du russe au brésilien sans oublier l'espagnol, évidemment. C'était inoubliable, je me sentais au centre du monde et je réalisais la puissance d'être entouré de gens ici pour les études mais aussi et surtout pour profiter, pour s'amuser, pour fraterniser. Et puis je venais d'avoir 21 ans, je devenais donc un Homme. Dans tous les cas, pour une première fois, celle-ci restera longtemps dans ma mémoire et sera difficile à battre !

Après avoir fêté ça entre la plage et le Peñon, nous avons fini traditionnellement dans le bar, à danser, à disco pogoter... jusqu'au bout de la nuit, jusqu'à l'aube.


vendredi 18 juin 2010

Un jour sur la plage




Il y a des choses dont on n'a la chance de faire seulement dans des occasions exceptionnelles. Qu'on les souhaite ou qu'elles viennent à nous.

Grâce à l'université et à nos amis italiens toujours, nous avons su que l'Universidad del Pais Vasco (ou Euskal Herriko Unibertsitatea en basque) proposait des séances de parapente à des tarifs plus attractifs et au dessus de l'une des plus belles plages de Bilbao, à Sopelana. Combien de fois j'aurais l'occasion de faire une initiation au parapente ? Qui plus est à un endroit superbe sur les falaises au dessus de l'océan et pouvant contempler toute la région assez verte de Bilbao (de ce côté-ci oui) ? En pesant le pour et le contre, environ 20 secondes, maximum, nous nous sommes jetés. Sur l'offre à 36€ tout d'abord. Il n'y a qu'à s'imaginer faire du parapente dans la Marne au dessus des vignes. Original et inoubliable pour moi. Ou pas.

Ainsi, le 24 avril, nous nous sommes pointés au rendez-vous un peu plus tard qu'initialement prévu à cause du vent trop peu présent ce jour-là... La peur de ne pas sauter s'est faite ressentir mais après une heure de tâtonnement de la part des professionnels. La première à sauter fût Yanine. Nous avons donc pu tous juger de la qualité du vol et si au final on allait y passer (à qui le tour ensuite ?) mais on admirait également son parapente voler au dessus de nos têtes. Mélange d'excitation et d'appréhension. Saute ensuite Federico puis moi. Mariano sera le dernier et sera le seul à retomber sur terre malade après 20 min de vol.

Les sensations sont monstrueuses. Après avoir été aidé pour enfiler l'équipement et s'être fait attaché au parapente biplace, le mélange d'excitation et d'appréhension laisse place à une marche sans issue. En effet, on doit courir vers le vide, l'océan en face de soi, pour lancer le parapente. A mesure que la voile se lève et que les pieds quittent le sol, on se sent comme pousser des ailes. Et tout le vol en compagnie d'un moniteur sympathique donne cette impression de dominer la terre et de voler littéralement à savoir où se balancer. Incroyable. Ces sensations se font encore plus sentir quand à mesure de prendre confiance en l'appareil, le moniteur se permet des virages ou des remontées agressives et impressionnantes où le vent nous porte. Au final, cette journée sous le soleil fût grande d'émotions et de liberté. D'ailleurs, je pense que c'en est la définition.




Mais la plage ne nous lâchera pas sitôt. Comme de bons Erasmus sachant profiter des beautés de la région, nos amis allemands et au final tous les Erasmus possibles de Bilbao ont organisé un barbecue sur la plage le soir même. Comme des hippies. Malgré la fraicheur nocturne, nous avons pu tous manger des saucisses cuites sur le feu improvisé et boire tous ensemble avant de rejoindre sous les coups de minuit et poussés par la marée montante vers le bar el Peñon, situé à 100 mètres de là, pour une fin de soirée enjouée sur le dancefloor au son des chansons allemandes et d'une ambiance géniale, comme toujours entre nous !

Ah..Grande date ce 24 avril ! Toujours dans les mémoires aujourd'hui, le 18 juin, jour de l'appel de de Gaulle et date du décès du général Bigeard (bisous papa)

A l'écoute - A Place to Bury Strangers - I Know I'll See You